← EarMotion
Publications & recherche

L'écoute en mouvement, prise comme objet d'étude.

EarMotion est né d'une question de recherche avant d'être un outil : que fait un auditeur quand il peut se déplacer dans un espace sonore, et que reste-t-il de cet espace dans sa mémoire ? Cette page rassemble le volet scientifique du projet — ce qui est étudié, avec qui, et où en sont les travaux.

Le programme

Deux façons d'analyser l'écoute, deux façons de l'écrire.

Le travail se répartit sur quatre axes. Les deux premiers observent ce que fait un auditeur ; les deux autres composent l'espace qu'il traverse. Ils ne se suivent pas : ils s'alimentent, et c'est ce qui distingue une recherche-création d'une recherche appliquée à une œuvre.

Analyse

Ear Tracking

Observer les trajectoires d'écoute comme on observe un regard : déplacements, arrêts, retours, surface parcourue. La trace devient le matériau, à la place du jugement recueilli après coup.

Analyse

Motion Listening

Ce que le mouvement fait à la perception : comment un espace sonore s'apprend en le parcourant, et ce qu'il en reste quand les repères visuels disparaissent.

Écriture

Scénophonie

Composer un lieu à écouter — la mise en espace du son pensée comme une écriture, dans la lignée des travaux de scénographie sonore, et non comme un réglage technique appliqué après coup.

Écriture

Cinétique sonore

Écrire pour un auditeur qui bouge : des sources qui ont une zone et un gradient plutôt qu'une position, et un mélange qui se recompose à chaque pas.

Domaines concernés : musique, sound design, danse, théâtre, cinéma, XR, muséographie. Le même corpus se déploie en salle, en dispositif hybride, ou entièrement virtuel.

Étude pilote · 2026

Écoutes en mouvements

Vers des descripteurs comportementaux de la perception de la spatialisation sonore : étude pilote art-science à orientation santé.

Auteurs
Maxence Mercier, compositeur-chercheur en spatialisation sonore, XR2C2, Université Côte d'Azur
Philippe Robert, psychiatre, CoBTeK, Université Côte d'Azur
Séances
Mars à juin 2026, salle Créapolis
État
Version de travail — manuscrit non soumis. Le cadre éthique et les métadonnées des extraits musicaux restent à compléter avant toute soumission.

L'évaluation de la spatialisation sonore se fait le plus souvent auprès d'auditeurs immobiles, à qui l'on demande un jugement. L'étude renverse ce cadre : les participants naviguent librement, au doigt sur tablette, dans une carte sonore de neuf zones musicales et environnementales ; c'est leur trajectoire qui devient le matériau d'observation. Dans la version biphasique du protocole, l'affichage s'éteint à cent cinquante secondes — la navigation bascule alors vers la mémoire spatiale et les repères auditifs seuls.

Le corpus rassemble cent onze fichiers de séance, dont quatre-vingt-cinq trajectoires confirmées du protocole de navigation, soixante-quatre réponses à un questionnaire en six échelles, et trente-neuf séances appariées formant le sous-corpus d'analyse. L'analyse a été conduite en une seule passe depuis les données brutes, par un pipeline rejouable dont chaque choix de traitement est documenté. Les résultats et leur discussion figurent dans le manuscrit ; ils ne sont pas repris ici tant qu'il n'est pas soumis.

Le dispositif
15haut-parleurs
3anneaux (6 · 6 · 3)
3 mdiamètre du cercle
9zones sonores
150 sretrait de l'affichage

Diffusion ambisonique, mixages immersifs. Les participants écoutent dans la salle, sans casque : la spatialisation est réelle, pas simulée à l'oreille.

Accès

Ce qui est disponible, et à qui

Le manuscrit n'étant pas soumis, il n'est pas diffusé en ligne. Le protocole, le pipeline d'analyse et les données dérivées peuvent être communiqués pour une lecture critique, une collaboration ou une réplication.

Écrire à contact@earmotion.net en précisant le cadre de la demande. Pour une question technique sur la plateforme elle-même, l'assistance répond plus vite.